Quels sont les traitements à suivre pour soigner la bélénophobie ?

Parfois, pour une raison ou pour une autre, il arrive que des personnes développent des complexes face à des situations données ou simplement à la vue de certains objets. Selon le cas, cette phobie peut constituer un trouble psychologique qu’elles trainent de manière continue. Il peut s’agir par exemple de la bélénophobie. Elle caractérise les individus qui ont une peur des aiguilles. Chez ces derniers, le simple fait de voir cette petite tige de métal déclenche souvent un fort état d’angoisse, avec des conséquences non négligeables sur la qualité de vie. Heureusement, il existe des alternatives permettant de remédier à ce mal, peu importe son intensité. Découvrez ici tout ce qu’il faut savoir pour venir à bout de la bélénophobie !

Le traitement par l’hypnose

Certes, les médicaments sont utiles pour traiter les phobies. Cependant, il est important de garder à l’esprit que ces produits ne sont que des compléments pour permettre de réduire les symptômes. Il est toujours préférable de recourir à une prise en charge complète pour améliorer efficacement la qualité de vie du patient. Pour ce qui est de la bélénophobie, elle représente une forme avancée de phobie simple relative aux piqures. Comme beaucoup d’autres personnes, les bélonéphobes n’aiment généralement pas les prises de sang, les injections et les piqures. De plus, ils trouvent désagréable la présence de toute autre forme d’objets pointus dans leur environnement. Ils ne supportent pas de voir de tels objets et préfèrent donc s’en éloigner dans la mesure du possible.

Heureusement, il existe des méthodes permettant de soigner ce mal. Parmi elles, le traitement par l’hypnose est l’une des meilleures solutions. En effet, les spécialistes recommandent de plus en plus suivre une séance d’hypnose pour traiter les phobies pour traiter ou limiter les dégâts qui peuvent découler de la bélénophobie. Il s’agit d’une méthode qui déjà fait ses preuves dans le traitement de troubles psychiques. Elle consiste essentiellement à conduire le patient dans un état de sommeil profond et donc d’inconscience totale. À noter qu’elle est souvent considérée comme un traitement direct d’une sensation ou d’un comportement. Pour ce faire, les praticiens cherchent d’abord à faire baisser la vigilance du sujet à travers une anesthésie temporaire. Le but, c’est de le maitriser pour mieux appréhender ses images intuitives. En général, ce type de traitement l’aide à analyser personnellement ses troubles et à trouver le moyen de les surmonter facilement. 

Lorsqu’une personne est hypnotisée, elle devient plus apte à identifier elle-même les solutions à ses maux. En effet, elle devient plus perspicace et objective avec une compréhension claire de son être. L’autre avantage du traitement par l’hypnose est qu’elle permet au sujet de se libérer des tensions, des douleurs et des souvenirs négatifs qu’il aurait enfouis en lui. Selon le cas, il peut être nécessaire d’adopter en plus de l’hypnose, des stratégies de relaxation afin de détendre le corps dans son entièreté. Ainsi, le résultat est beaucoup plus satisfaisant. 

L’autodéfense

De façon générale, une phobie est une peur excessive ou une crainte qui apparait chez une personne dès qu’elle se retrouve dans un contexte particulier. Ce sentiment d’inconfort est souvent lié à des sources irrationnelles. Il n’a donc aucun fondement concret. Cependant, il peut devenir un véritable handicap pour le sujet. En effet, bien au-delà de la peur et de la gêne, une phobie peut conduire à des réactions telles que la panique et des gestes incontrôlés.

On distingue deux types de phobies à savoir : les phobies complexes et les phobies simples. Le premier type regroupe généralement les phobies concernant des situations étroitement liées aux relations et à la vie en société. Par contre, les phobies simples renvoient à celles qui se déclenchent en présence d’un objet précis ou d’une situation spécifique. Entre autres, on y retrouve les phobies en rapport avec l’espace, les animaux, les insectes ou certains actes médicaux.  

En général, les personnes souffrant de bélénophobie développent souvent elles-mêmes une carapace pour se protéger des objets qu’elles redoutent. Par exemple, le simple fait d’éviter le contact avec les aiguilles ou les autres objets pointus constitue pour elles une manière efficace de se défendre contre la bélénophobie. De même, en évitant d’y penser continuellement, elles arrivent à calmer leur anxiété. Cependant, lorsque les symptômes de cette phobie sont très criards, les stratégies d’autodéfense peuvent se révéler inefficaces. Dans ce cas, le cabinet au cœur des mémoires.fr peut prescrire des médicaments tels que des antidépresseurs et des anxiolytiques pour apaiser le stress.

Les thérapies comportementales et cognitives

Il existe plusieurs phobies et les symptômes d’une phobie varient d’une personne à une autre, selon leurs personnalités. Un bélonéphobe est une personne qui se sent systématiquement mal à l’aise en présence d’un quelconque objet pointu notamment :

  • les aiguilles ; 
  • les seringues ;
  • tout autre objet susceptible de blesser la peau.

Que l’objet soit destiné à être utilisé sur son corps ou pas, il préfère ne pas le voir ou s’en approcher. De façon générale, les sujets qui souffrent de bélénophobie sont bien conscients du fait que les causes de cette peur qu’ils développent ne sont pas rationnelles. Pourtant, ils n’arrivent pas à s’en débarrasser facilement.

En effet, leur véritable problème réside dans le fait qu’ils craignent que l’objet en question leur cause des dommages physiques. C’est d’ailleurs ce qui fait qu’ils se retrouvent dans un état d’anxiété intense toutes les fois qu’ils sont exposés à l’un des éléments redoutés. Cette peur non fondée a souvent de lourdes répercussions sur leur santé psychique, leur santé physique et leur style de vie. Sur le plan psychique, les personnes atteintes de belonéphobie nourrissent des pensées négatives, irrationnelles et subjectives en rapport avec les aiguilles. Sur le plan physique, cette peur provoque un dysfonctionnement de l’organisme à travers une augmentation du rythme de l’activité cérébrale. De même, la belonéphobie agit considérablement sur la fréquence respiratoire et la tension musculaire qui deviennent souvent très élevées. Selon le cas, le sujet peut vomir ou perdre connaissance à cause des bouffées de chaleur et du vertige.

Pour ce qui est du comportement, la bélénophobie affecte le sujet au point de l’amener à perdre sa confiance en soi. Il manifeste alors une vigilance extrême renforcée par des sensations qui augmentent le niveau d’anxiété. En effet, les personnes souffrant de cette phobie vivent une angoisse solidement ancrée qui leur fait développer un instinct de méfiance absolue. Dans certains cas, le simple fait de penser à une aiguille les effraie terriblement et provoque chez eux un sentiment d’étouffement.

En ce qui concerne particulièrement la bélénophobie liée à la peur du sang, les thérapies comportementales se basent d’abord sur la gestion des symptômes de l’hématophobie. Pour ce faire, les praticiens utilisent des techniques telles que l’exposition et la relaxation qui consistent à exposer progressivement le patient à la vue du sang, à des aiguilles et autres objets pointus afin qu’il s’y habitue. Ainsi, selon la gravité de la phobie, il peut être présenté au patient des éléments réels ou caricaturés. Dans le même temps, ce traitement peut également être combiné avec d’autres techniques complémentaires comme la gestion émotionnelle qui permet d’agir sur la sensibilité de l’individu et l’aider à résister au stress.

La psychanalyse

La bélénophobie est un trouble psychologique dont les réelles causes sont souvent difficiles à identifier. On sait néanmoins qu’elles se retrouvent généralement dans le vécu du sujet. Qu’elles soient directes ou non, les causes de la bélénophobie ne sont jamais loin. Chez certaines personnes, ce type de phobie peut être dû à un traumatisme subi dans l’enfance ou à un certain moment de sa vie. Après une mauvaise expérience de vaccination avec un médecin par exemple, une personne peut développer une inquiétude continue à l’idée de revivre une telle situation.

Dans le même temps, ce mal peut également s’expliquer par l’éducation et le milieu dans lequel le bélénophobe a grandi. Par exemple, s’il a passé beaucoup de temps avec des personnes qui ont peur des objets pointus, alors il est plus susceptible de développer cette phobie à son tour. D’autre part, la bélénophobie est souvent rattachée à l’hématophobie. En plus de cette mauvaise appréhension, cette peur irrationnelle peut conduire à un ralentissement de la circulation sanguine, puis à une baisse du rythme cardiaque.

Par ailleurs, en plus de toutes ces causes, la bélénophobie peut aussi être la conséquence de facteurs génétiques. Dans certains cas, elle relève de la personnalité de l’individu. Ainsi, une personne dont les pensées sont souvent focalisées sur le négatif pourrait facilement être sujette à ce type de phobie. Selon le cas, un traitement adapté pourrait être adopté pour garantir l’utilisation d’outils spécifiques afin de corriger le problème le plus rapidement possible.

Outre l’hypnose et les thérapies cognitivo-comportementales, la psychanalyse peut aussi aider à soigner la bélénophobie en remontant à ses origines.  En effet, elle représente une méthode utilisée pour comprendre et maitriser l’anxiété en se focalisant sur les causes du manque de confiance au niveau du patient. Traiter la bélénophobie par psychanalyse revient donc à identifier les sources initiales de la peur développée par la personne. Ainsi, il devient facile d’y remédier. Dans certains cas, il est également recommandé de pratiquer d’autres activités pour accélérer le processus de guérison.

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