Peut-on donner son sang si l’on est diabétique ?

Partout à travers le monde, donner son sang pour sauver des vies est considéré comme un acte honorable et salutaire. Le don de sang se révèle si noble que pour sensibiliser le grand public et adresser un chaleureux merci aux donneurs, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a consacré en 2004 le 14 juin comme Journée Mondiale des donneurs de sang. Cependant, pour diverses raisons, tout le monde ne peut pas donner son sang. Est-ce le cas des diabétiques ? On fait le point dans cet article.

La prise en compte du type de diabète

Jouir d’une bonne santé de façon générale constitue une condition préalable pour envisager de faire don de son sang. Désireux d’organiser dans les meilleures conditions ce geste salvateur, l’État a apporté des précisions sur les critères auxquels doit satisfaire une personne avant d’être acceptée comme donneur. L’énonciation de ces différents critères s’est faite dans un premier temps à travers le décret de janvier 2009. L’arrêté du 17 décembre 2019 a dans un second été pris pour présenter les contre-indications au don de sang. Ces dernières peuvent être permanentes ou temporaires.

Les pouvoirs publics établissent ainsi deux grandes catégories de règles. On retrouve d’une part les règles destinées à préserver la santé ou le bien-être du donneur et d’autre part des règles visant à minimiser le plus possible les risques de transmission d’une infection ou de toutes autres maladies transmissibles par voie sanguine telles que :

  • La syphilis ;
  • Les hépatites virales B et C ;
  • Le VIH Sida ;
  • La maladie de Chagas ;
  • Le paludisme.

Les règles qui visent la préservation de la santé du donneur écartent des donneurs potentiels la personne souffrant du diabète de type 1. Également connu sous l’appellation de diabète insulinodépendant, le diabète de type 1 désigne le type de diabète dont le traitement consiste essentiellement en des injections d’insuline. Touchant environ 10 % des diabétiques, ce type de diabète est dû à la destruction des cellules du pancréas qui élaborent l’insuline. Sa principale caractéristique est de ce fait l’insuffisance ou l’absence de la production de la substance régulatrice de la glycémie qu’est l’insuline.

Toute personne à qui ce type de diabète est diagnostiqué n’a donc la possibilité de donner son sang pour sauver des vies. Dans les cas où le donneur ne sait pas s’il est diabétique ou non, des examens sont effectués afin d’obtenir une réponse fiable. Généralement, il revient à un médecin ou agent de santé de l’Établissement Français du Sang (EFS) de procéder aux différentes analyses permettant de déterminer si une personne peut devenir donneuse de sang.

Quid du diabète de type 2 ?

Le diabète de type 2 provient généralement d’une diminution des effets de l’insuline sécrétée par les cellules du pancréas. Également connu sous l’appellation de diabète insulino-résistant, ce type de diabète présente plusieurs particularités. Il faut savoir que 90% des diabétiques français souffrent du diabète de type 2. L’insuline sécrétée par l’organisme ne produit plus son effet, le sucre s’accumule de ce fait dans le sang et la glycémie augmente. L’autre particularité du diabète insulino-résistant est qu’il demeure silencieux pendant longtemps. La majorité des personnes qui en souffrent ne présente aucun signe durant les premières années de la maladie.

Pour traiter le diabète de type 2, les médecins prescrivent des médicaments spécifiques. Des mesures diététiques, un contrôle de l’alimentation et la pratique d’activités sportives contribuent entre autres à maîtriser ce type de diabète. Seulement, en cas de complication, le passage aux injections d’insuline peut se révéler indispensable. Le recours aux injections d’insuline exclut également la personne souffrant du diabète de type 2 de la catégorie de ceux qui peuvent faire don de leur sang.

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