Peut-on donner son sang quand on allaite ?

Au cours de certaines opérations médicales majeures, les globules rouges sont transfusés en cas d’anémie ou de saignement importants. Les plaquettes sont transfusées lorsque les patients n’en ont pas assez ou que leur qualité n’est pas bonne pour favoriser la coagulation. Le don de sang (puisque c’est de cela qu’il s’agit) intervient très régulièrement pour pallier des situations médicales urgentes. Mais le statut de donneur peut-il inclure des femmes allaitantes ?

Donner du sang : un processus délicat pour tout type de volontaire

Le don du sang est une opération plus ou bénigne qui peut comporter des conséquences non négligeables sur la santé du donneur. En plus des personnes subissant des procédures et des interventions médicales, le sang est également indispensable pour les patients atteints de maladies chroniques graves – telles que la drépanocytose et la thalassémie – pour vivre plus longtemps et avec une meilleure qualité, et est d’une importance vitale dans le traitement des personnes blessées. En général, 450 ml sont pris, ce qui représente moins de 10 % du volume sanguin total. Le volume de plasma sanguin est à nouveau équilibré avec un apport hydrique adéquat en quelques heures. La quantité de globules rouges peut approcher la quantité initiale après environ sept jours. La nouvelle formation de globules rouges dans la moelle osseuse dure environ deux mois. Ce qui pose de sérieuses questions lorsque le donneur potentiel est une personne à la santé sensible ; une femme qui allaite dans ce cas d’espèce.

Qui peut faire un don ?

  • En principe, chaque adulte peut faire un don. Mais comme chaque don de sang a un impact non négligeable sur le corps, la santé du donneur ne doit pas être mise en danger. Pour être approuvées en tant que donateur, les conditions suivantes doivent être remplies entre autres :
  • Les donateurs doivent être âgés d’au moins 18 ans (et ne pas dépasser 69 ans dans certains pays),
  • Les personnes appartenant à un groupe à risque de contracter le VIH ou l’hépatite – par exemple, maintenir un contact intime avec des personnes infectées – ne sont pas autorisées à donner.
  • L’admissibilité réelle au don est déterminée sur place par un questionnaire et en discutant avec un médecin du service de don de sang, ainsi qu’en examinant votre pouls, votre température et votre taux d’hémoglobine (pigment sanguin rouge).

Le don de sang et l’allaitement : deux pratiques pour sauver des vies

Grâce aux donneurs de sang, des vies humaines sont sauvées chaque jour. Le sang est d’une importance vitale. Il garantit que l’oxygène et les nutriments sont disponibles partout dans votre corps. Il a été prouvé qu’une personne qui donne régulièrement du sang peut prévenir certaines maladies. Le don de sang prévient l’hypertension et les crises cardiaques. Les crises cardiaques surviennent chez les personnes qui ont trop de lipides dans le sang, bloquant les artères coronaires.

Il faut des semaines avant d’avoir autant de globules rouges qu’avant de commencer à donner. Les hommes peuvent donner du sang jusqu’à cinq fois par an et les femmes trois fois. Cette différence est due au fait que les femmes ont un approvisionnement en fer plus faible. La quantité de fer dont vous disposez est importante pour la récupération après un don. Après le don, le sang est souvent divisé en trois parties. Les globules rouges, le plasma sanguin et les plaquettes peuvent tous être utilisés séparément pour aider les personnes dans le besoin.

D’un autre côté, l’allaitement se réfère au processus par lequel la mère nourrit son nouveau-né à travers ses seins qui sécrètent du lait immédiatement après l’accouchement. Le lait devient donc l’aliment principal des bébés au moins jusqu’à deux ans, car il contient chacun des nutriments dont les bébés ont besoin, même s’il est ajouté à leur alimentation à partir de six mois quelques aliments solides. Pour faciliter l’allaitement, plusieurs moyens sont utilisés par les femmes, dont le coquillage d’allaitement. Le coquillage d’allaitement sert à recueillir le lait qui aurait pu couler pendant ou après la tétée. Il est possible de tout savoir sur le coquillage d’allaitement en consultant des articles dédiés en ligne.

Peut-on faire un don pendant l’allaitement ?

Donner du sang est incontestablement une démarche salutaire. Cependant, tous les donneurs doivent remplir des conditions d’éligibilité pour donner du sang. La grossesse empêche le don, car c’est une période où le corps a besoin des réserves de vitamines et de minéraux pour le bon développement du fœtus qui sont utilisées en cas de don de sang. Et bien que le volume sanguin augmente au cours de cette période, il le fait précisément pour répondre aux besoins en nutriments et en oxygène du fœtus, donc le don de sang peut être un danger pour le bébé. Cependant, les femmes enceintes qui en sont à leurs premières semaines ont une chance de donner leur sang si elles en ont besoin, à condition d’avoir l’approbation de leur médecin. En début de grossesse, il est plus possible d’éviter les complications que cette action pourrait causer à la fois au bébé et à la mère et qui, bien qu’elles ne soient généralement pas graves, sont toujours mieux tenues à l’écart.

Après la naissance, le corps est toujours tendu et a besoin de repos. L’allaitement maternel est également difficile pour le métabolisme de la mère. Pour que le corps puisse récupérer facilement le sang prélevé, il doit s’écouler plusieurs mois entre une naissance sans complications et le premier don de sang. Le corps a besoin de temps pour inverser tous les changements liés à la grossesse.

Ensuite, les mères qui allaitent doivent suivre certaines directives qui satisfont aux exigences avant de pouvoir donner du sang en toute sécurité et avec succès. Si vous allaitez, vous devriez en parler avec votre médecin avant de donner du sang. En tant que mère qui allaite, vous devez d’abord vous assurer que vous et la santé de votre bébé sont bien pris en charge. Vous pouvez donner du sang pendant l’allaitement, mais seulement après un certain temps après l’accouchement. La durée dépend du pays où vous vous trouvez. Si bien que les organismes de santé imposent des durées qui varient d’un pays à l’autre.

Au Canada et en France par exemple, une femme doit attendre six mois après l’accouchement avant de pouvoir donner du sang, qu’elle pratique ou non l’allaitement. Cette durée est de 6 semaines après la naissance aux États-Unis et s’étend jusqu’à 12 mois en Irlande ! Cependant, il est essentiel de garder à l’esprit que dans la plupart des pays, il est recommandé aux jeunes mamans de ne pas donner de sang avant d’avoir fini d’allaiter. Il existe ainsi de nombreux centres de transfusion où il n’est pas admis que les femmes qui allaitent donnent du sang ; même si elles ont dépassé la période requise de six mois. Cela se fait parfois sans une raison scientifiquement justifiée.

Quelles précautions prendre si vous envisagez de donner votre sang durant la période d’allaitement ?

Vous pouvez être éligible au don de sang pendant l’allaitement, mais vous devez d’abord vérifier avec votre médecin les avantages et les inconvénients. Vous devez être en parfaite santé et en bonne forme médicale avant que votre médecin ne puisse vous donner votre accord. C’est pourquoi il devra d’abord vérifier si vous ne souffrez pas d’amnésie. Pendant que vous allaitez, il est important de vous assurer que vous et votre bébé recevez les bons nutriments. La meilleure personne qui peut vous guider si vous devez aller de l’avant et donner du sang est votre médecin. De plus, votre médecin vous guidera en fonction du pays dans lequel vous résidez et de votre état de santé général, ainsi que de celui de votre bébé.

De plus, vous devez également rester hydraté avant et après avoir donné du sang. Comme vous allaitez toujours, c’est une bonne idée de boire des jus de fruits et légumes frais. Une fois que vous avez donné du sang, vous ne devez soulever aucun objet lourd, en particulier avec le bras qui a été utilisé pour prélever le sang. Ceci afin d’éviter toute blessure possible et d’éviter toute chute, au cas où vous vous sentiriez étourdi. Si votre bébé est un peu plus âgé ou lourd, cela pourrait être une situation délicate, car vous ne pourrez peut-être pas éviter de le prendre. Selon la Croix-Rouge, voici quelques précautions qu’il est important de prendre lorsque vous envisagez donner du sang :

  • Restez hydraté pendant longtemps avant et après la séance de don de sang : étant donné que l’approvisionnement en lait peut dépendre fortement de votre niveau d’hydratation, vous devez boire de l’eau après et avant de donner du sang.
  • Portez des vêtements confortables où vous pouvez retrousser vos manches facilement.
  • Faire contrôler minutieusement sa pression artérielle, sa fréquence cardiaque et son pouls avant et pendant la séance de don.
  • Mangez des aliments riches en fer pendant des semaines avant de faire un don : les mères qui allaitent doivent manger des aliments riches en fer pendant plusieurs semaines avant de donner du sang pour avoir un taux de fer normal lors du don de sang. Si la donneuse souffre de faibles niveaux de fer, elle peut souffrir de faiblesse après avoir donné du sang. Elles doivent donc prendre des fruits riches en vitamine comme l’orange, les mandarines, les raisins, les prunes, les cerises pour une meilleure absorption du fer.
  • Avoir à côté une liste de tous les médicaments que vous prenez : cela pourrait être décisif en cas de crise;
  • Ne venez pas donner du sang si vous ne vous sentez pas bien (frissons, vertiges, maux de tête, faiblesse) et reposez vous : faites une bonne sieste pour retrouver toute l’énergie. Une fois que votre corps s’est assoupi, il fera le nécessaire pour compenser tout le sang que vous avez donné et un corps détendu augmentera votre approvisionnement en lait maternel.
  • Après le don, il est conseillé aux mères de ne pas porter et soulever des objets : il est conseillé aux femmes allaitantes d’éviter de soulever des objets lourds avec le bras utilisé (pour éviter les ecchymoses excessives). Cela peut être une considération pour les mères qui ne peuvent pas éviter de soulever et de porter leurs bébés ou leurs enfants plus âgés.
  • La veille et le jour du don de sang, il est déconseillé de manger des aliments gras, frits, épicés et fumés, des bananes, des noix, ainsi que des produits laitiers, des œufs et du beurre. La prise d’aliments gras doit être évitée pendant au moins 24 heures avant le don. Cela peut donner un résultat de test erroné du sang que vous avez donné.
  • Les exercices vigoureux doivent être évités avant ou après le don.
  • 48 heures avant une visite au poste de transfusion, vous ne devez pas boire d’alcool et 72 heures avant de prendre des médicaments contenant de l’aspirine et des analgésiques.
  • Après un don, la femme allaitante doit boire beaucoup de liquide ; au moins 2,5 litres. Elle doit s’offrir une pause et passer à la phase de repos, si possible s’allonger pendant un long moment.

Existe-t-il des risques liés au don de sang durant l’allaitement ?

De nombreuses études ont remis en cause le bien-fondé du don de sang pendant l’allaitement. Elles pointent du doigt le fait que ce processus provoque une petite perte de sang et de liquide, il peut donc y avoir une possibilité de réduction à court terme de votre production de lait. En général, si vous n’êtes pas actuellement enceinte, que vous avez des niveaux de fer raisonnables, que vous ne prenez pas d’antibiotiques ou que vous n’avez pas un poids important, vous êtes considéré comme un bon donneur de sang.

Le risque concerne également le cas où la femme allaitante produit peut de lait. Dans ce cas, il lui est fortement déconseillé de donner du sang. Considérant le fait que lorsqu’un individu donne du sang, il perd environ une quantité importante d’eau dans son corps et que le lait maternel est composé des trois quarts d’eau, le risque est élevé. Par conséquent, si une mère qui allaite avec une faible production de lait perd autant de liquide de son corps, elle peut avoir une diminution.

Dans certains pays où l’accès au soin est défaillant, le risque est également élevé et il est souvent déconseillé aux femmes allaitantes de donner du sang dans l’année qui suit la naissance. Par exemple, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à l’échelle mondiale, la prématurité est la principale cause de décès chez les enfants de moins de cinq ans, avec environ un million de prématurés qui meurent chaque année surtout dans les pays du tiers monde. En outre, plusieurs prématurés développent un large éventail de problèmes tels que l’intolérance alimentaire et les conditions intestinales fatales s’ils ne reçoivent de la préparation que dans leurs premiers jours. Un don de sang met donc la vie de ces derniers en danger.

Le seul élément sur lequel on peut s’accorder ici est qu’il existe un manque de consensus sur la question. C’est peut-être pourquoi, pour l’Organisation mondiale de la santé, il serait préférable d’identifier au niveau médical les critères médicaux basés sur le niveau d’hémoglobine que chaque mère présente, d’établir des délais réalistes après l’accouchement, et d’adopter des protocoles spécifiques pour les femmes qui souhaitent donner du sang.

Pour résumer, la femme doit attendre une durée précise et qui varie selon le pays après l’accouchement pour donner du sang. Si elle allaite, elle doit attendre une période étendue après l’arrêt de l’allaitement. Si elle a subi un avortement, elle devra attendre également trois mois. Quoi qu’il en soit, elle devra suivre des instructions précises et respecter certaines conditions afin de sauvegarder son état de santé.

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