Peut-on donner son sang après un cancer ?

Désireuses de contribuer à sauver des vies, de nombreuses personnes souhaitent faire don de leur sang. Malheureusement, pour diverses raisons, ce droit n’est pas accordé à tout le monde. À travers des arrêtés et décrets, les pouvoirs publics ont exclu certaines catégories d’individus. Dans ce cas, les personnes qui ont souffert d’un cancer peuvent-elles donner leur sang ? Découvrez la réponse à cette interrogation dans cet article.

L’existence de contre-indications

Cela ne fait aucun doute : donner son sang est un acte de générosité et une preuve remarquable de solidarité. En effet, dans les hôpitaux et centres de santé, de nombreux patients ont pour leur survie besoin d’être transfusés. Le besoin se révèle davantage crucial chez les personnes qui sont dans le besoin d’un sang de groupe rare. Les dons de sang constituent le seul moyen dont dispose l’Établissement français du sang (EFS) pour recueillir ce liquide précieux afin de voler au secours des patients qui n’attendent qu’une chose : se faire transfuser, obtenir guérison et retourner chez eux.

Cependant, le besoin permanent de sang n’impacte pas la volonté de l’État qui désire protéger ses citoyens. Ainsi, à travers l’arrêté de janvier 2009 et le décret de décembre 2019, des règles ont été élaborées. Elles visent à protéger aussi bien la santé du donneur que le bien-être du receveur.

Dans la première catégorie de règles, notamment celles destinées à protéger le donneur, il est prévu que pour donner son sang, il faut n’avoir jamais souffert d’un cancer. À ce niveau, il est important de notifier que d’après certaines sources, toute personne ayant souffert du cancer n’est pas d’office écartée de la catégorie des personnes qui peuvent faire don de leur sang et que tout dépendrait du type de cancer. L’établissement français du sang (EFS) n’adopte pas cette opinion. D’après ce centre de référence, par mesure de précaution, les personnes ayant souffert d’un cancer ne peuvent pas donner leur sang. Cette impossibilité demeure même en cas de rémission totale de la maladie. Le but de cette manière de faire est non seulement de veiller sur la santé du donneur, mais aussi d’éviter que d’éventuelles cellules cancéreuses qui se retrouveraient toujours dans le sang soient transfusées au patient au cours de la transfusion. 

Par ailleurs, en dehors du cancer, les règles élaborées pour protéger le donneur écartent également d’autres catégories de personnes, notamment :

  • Les personnes souffrant d’anémie ;
  • Les femmes enceintes jusqu’à 6 mois après la naissance de leur enfant ;
  • Les personnes âgées de plus de 70 ans, présentant un risque élevé de maladies chroniques ou cardio-vasculaires.

Détection des contre-indications par l’EFS

L’établissement français du sang (EFS) est l’institution chargée de collecter, préparer, qualifier et distribuer les produits sanguins labiles comme le sang, le plasma ou les plaquettes sur toute l’étendue du territoire national. À cet effet, pour être autorisé à faire don de votre sang afin de contribuer à sauver des vies, vous devrez passer un entretien. Il s’agit d’un entretien généralement confidentiel appelé entretien prédon au cours duquel un médecin ou agent de santé de l’établissement français du sang évaluera les contre-indications éventuelles que vous présentez. Sur la fiche de renseignement que vous êtes invité à remplir, une question demandera très clairement si vous avez déjà souffert d’un cancer par le passé. Il est primordial d’y répondre avec la plus grande honnêteté.

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