Myélome : définition, causes et symptômes

Les cancers sont des maladies très fréquentes et très répandues qui affaiblissent le système immunitaire en provoquant la prolifération des cellules anormales présentes dans le corps. Au nombre des maladies cancéreuses les plus connues, on distingue le cancer de la prostate, le cancer du sein, le cancer de la peau, le cancer du foie, le cancer de l’estomac… Cependant, un autre type de cancer qu’on ne mentionne pas souvent est la maladie de Kahler. Également appelé myélome ou myélome multiple, ce type de cancer touche aujourd’hui des millions de personnes à travers le monde. Quels sont les causes, les symptômes et les moyens de lutte contre cette maladie ? La réponse à ces interrogations fera l’objet de cet article.

Myélome : définition

Il y a quelques années, le taux de personnes touché par le myélome était en dessous de 2 % dans le monde. Mais depuis plus d’une décennie, le nombre de victimes augmente constamment au fur et à mesure que les années se succèdent, surtout au Canada où les statistiques affichent plus de 2000 nouveaux cas chaque année. Il serait donc d’une utilité inestimable de nous aventurer sur la description de cette pathologie qui peut avoir des conséquences très graves sur l’intégrité physique humaine. En bref, le myélome est une maladie qui est classée dans la catégorie des cancers de sang à l’instar de la leucémie et du lymphome. Il s’attaque à notre système immunitaire, protecteur des cellules cancéreuses et à la structure squelettique.

Pour mieux définir ce phénomène, il est primordial de statuer sur la structure plasmocytaire : pour rappel, les plasmocytes sont de petits globules blancs issus des cellules sanguines connues sous le nom de lymphocyte B.  Ces globules blancs jouent un grand rôle de défense dans l’organisme humain. Présent au niveau de la moelle osseuse, ils produisent une quantité importante d’anticorps qui permettent de faire face à l’attaque des virus ou des bactéries. Ce sont donc les lymphocytes qui empêchent l’installation et le développement d’une pathologie dans le corps humain.

Cependant, il arrive que ces globules se divisent en plusieurs nombres et qu’ils se répandent tout au long de la moelle osseuse, prenant la forme des cellules anormales et remplaçant les autres éléments du système immunitaire, à savoir les globules rouges, les plaquettes, etc. Lorsque cela se produit chez un patient, on dit de lui qu’il est victime de cancers plasmocytaires et plus spécifiquement de la myélose.

De manière générale, le myélome est donc une sorte de cancer plasmocytaire qui s’attaque à la moelle osseuse et réduit à néant l’efficacité du système immunitaire chez l’homme.

Quels sont les différents types de myélose ?

Comme la plupart des maladies, le myélome existe sous différentes formes, certaines étant plus rares que d’autres dans la société. De ce fait, on peut distinguer :

  • Le myélome latent comportant des sous types (myélome latent à risque élevé, à faible risque, à risque moyen) ;
  • le myélome multiple actif ;
  • le myélome à chaines légères ;
  • le myélome non sécrétant ;
  • le myélome à immunoglobuline

Le myélome multiple latent est également appelé myélome asymptomatique puisque le patient qui en souffre ne présente généralement pas de symptômes spécifiques. Ce type de cancers plasmocytaires survient lorsque le taux de lymphocytes contenu dans la moelle osseuse est supérieur ou égal à 10 % et lorsque les plasmocytes fabriquent une quantité d’immunoglobuline d’environ 30/L. En gros, le myélome multiple latent représente une phase précancéreuse de la maladie concernée et peut évoluer à une phase très avancée si le malade n’est pas pris en charge rapidement. Par ailleurs, le myélome multiple latent peut être à faible risque, à moyen risque ou à risque élevé, selon l’évolution du cancer.

La myélose active est une forme de myélose qui se manifeste par la présence d’une quantité importante de protéine M (immunoglobuline) dans le sang ou l’urine, un taux élevé de cellules anormales, une tumeur dans le plasmocytome, une anémie, une insuffisance rénale, une hypercalcémie, etc.

Le myélome à chaines légères est comme son nom l’indique, une forme de myélose caractérisée par la multiplication et l’accumulation des chaines légères dans la cavité rénale. Lorsqu’elles s’installent dans cette zone, elles peuvent l’abimer et engendrer des conséquences graves au patient. Aussi appelées protéine de Bence-Jones, ces chaines légères peuvent également apparaitre dans le sang ou dans l’urine de celui qui souffre de myélome actif.

La myélose est une maladie qui en général se caractérise par la sécrétion d’immunoglobuline, mais dans le cas de la myélose non sécrétant, on ne retrouve aucune trace de protéine M dans l’organisme de la victime. Ici, on note plutôt l’apparition d’une anémie de 8 g environ et une hypercalcémie de 58 mg/L. On distingue également chez une personne souffrante de myélose non secrétant un taux de prolifération de plasmocytes anormale de 60 %. Ce type de symptômes est connu sous le nom d’ostéolyse diffuse ou d’ostéolyse métastatique.

En ce qui concerne le myélome caractérisé par la formation d’immunoglobuline, les statistiques révèlent qu’il est assez rare dans la société. Il présente un taux de 5 % et s’attaque généralement aux personnes ayant l’âge adulte, c’est-à-dire 40 ans et plus. Il survient suite à une accumulation poussée de plasmocytes tumoraux monoclonaux ou d’immunoglobuline dans la moelle osseuse. Les causes de ce type de myélose seraient d’ordre génétique : ceci peut être expliqué par le fait qu’on retrouve plus de personnes porteuses de ce cancer dans la race noire américaine. Les experts médicaux estiment également qu’il peut être lié à une exposition aux radiations.

Le myélome : les causes générales

Le myélome multiple ou la maladie de Kahler se résume à la multiplication des cellules anormales et à leur migration dans les cellules osseuses. Cela résulte d’une modification génétique de l’ADN des lymphocytes, provoquant l’inefficacité du système immunitaire. Il s’agit là de la manifestation spécifique de cette maladie, mais les facteurs de risque n’ont jamais été décrits de manière précise. Ils sont pourtant très importants, car il faut maitriser les risques pour éviter le cancer. Cependant, certaines sources attribuent les causes de cette pathologie à l’âge, à l’hérédité et à certains phénomènes biochimiques.

En effet, on pourrait accorder du crédit à ceux qui trouvent que les causes seraient liées à l’âge d’autant plus que dans la majorité des cas, les personnes diagnostiquées positives au myélome ont plus de 45 ans. De plus, la moyenne d’âge des personnes les plus touchées est comprise entre 60 et 70 ans.

Concernant l’hérédité, plusieurs sources affirment qu’il n’y aurait aucune liaison entre ce facteur et les cancers plasmocytaires, bien que dans le rang des personnes victimes, certains présentent une dystrophie au niveau des chromosomes des plasmocytes malins. Dans tous les cas, l’hypothèse selon laquelle, le système héréditaire causerait le myélome reste à confirmer.

Enfin, l’exposition aux radiations ou aux produits chimiques peut être également la cause de cette inflammation. Plusieurs investigations menées dans ce sillage ont permis de conclure que l’inhalation des herbicides, des insecticides, de l’amiante, etc. augmenterait le risque d’apparition de la myélose chez une personne. Ainsi, les personnes travaillant dans des usines de pétroles ou de produits chimiques en seraient plus vulnérables.

Par ailleurs, ces différents éléments ne sont pas des facteurs de risque systématiques. Le myélome peut apparaitre chez une personne d’une manière ou d’une autre. Les symptômes peuvent également varier d’un patient à un autre, selon la forme d’inflammation développée par chaque individu.

Myélose : les symptômes

Les symptômes liés au myélome sont multiples et dépendent surtout du degré d’avancement de la maladie. Il arrive même que certains patients ne voient apparaitre aucun signe au départ, c’est-à-dire lorsque l’affection est à la phase latente. Néanmoins, dans la plupart des cas, les malades développent des symptômes suivants :

Une anémie

En effet, l’anémie fait partie des signes les plus récurrents chez les malades de myélome. Cela reste sans surprise puisque cette pathologie est un type de cancer de sang, ce qui veut dire qu’elle touche particulièrement les globules, lesquels représentent des éléments responsables de la bonne circulation sanguine dans l’organisme. En effet, lorsque le myélome commence par s’installer dans le corps, il transforme aussi bien les globules rouges que les globules blancs en cellules anormales. Or, les globules rouges sont les principaux fournisseurs de sang dans l’organisme. Du coup, lorsqu’ils sont attaqués et modifiés, ils n’arrivent plus à assurer leur fonction. Cela provoque une réduction considérable du taux de sang dans les cellules, le patient se retrouve donc anémié. Il s’agit d’un symptôme à prendre très au sérieux, car l’anémie est aussi une autre forme de maladie très dangereuse pouvant causer des fatigues générales, des problèmes respiratoires et neurologiques…

Des douleurs osseuses

Étant donné que le myélome s’attaque principalement à la moelle osseuse, la victime peut ressentir des douleurs à ce niveau. Généralement, ces douleurs se propagent dans différentes régions du corps, notamment le dos et les cotes. Elles peuvent devenir aussi fréquentes qu’intenses selon le stade d’évolution de la maladie.

Des jambes qui deviennent faibles

C’est une évidence ! Les os jouent un rôle inestimable dans la mobilité humaine. C’est grâce à cet élément que l’on se déplace, se maintient debout et garde la puissance physique requise pour supporter des charges. Donc logiquement, lorsqu’une personne contracte le myélome, il y a de fortes chances que l’affaiblissement de sa structure osseuse soit la conséquence directe. Pour rappel, le myélome touche précisément la moelle osseuse. Tout s’explique donc !

Une insuffisance rénale

Dans la moitié des cas, les patients souffrant de myélome se retrouvent confrontés à une insuffisance rénale. Ce symptôme intervient lorsque le malade est au stade de la myélose à chaines légères. Il est caractérisé par la formation, la migration et l’installation desdites chaines, formées d’immunoglobuline monoclonale, dans la paroi des reins. Ce phénomène, baptisé tubulopathie myélomatique endommage les reins et engendre une élimination des chaines légères par voie sanguine ou urinaire. C’est la base d’une insuffisance rénale aiguë et chronique.

La perte de poids

Le myélome peut être la source d’une perte de poids incompréhensible. Ce symptôme est étroitement lié aux précédents. En clair, lorsqu’une personne souffre d’insuffisance rénale, d’anémie, de difficulté respiratoire, etc., son organisme se retrouve logiquement déséquilibré et affaibli. Le résultat logique qui peut faire suite à ces problèmes de santé est la perte de poids.

Comme autres symptômes de myélome, on peut énumérer des saignements au niveau du nez et des gencives, des envies d’uriner fréquentes, des nausées, des pertes d’appétit, de la constipation, de la somnolence, des vomissements, des troubles des systèmes nerveux, de la paralysie des douleurs et tumeurs…

Comment prévenir et traiter le myélome ?

Puisqu’il est difficile d’affirmer avec certitude les causes du myélome, les mesures préventives liées à cette pathologie sont difficiles à trouver. Pire encore, le myélome peut se présenter chez un individu sous forme latente, c’est-à-dire asymptomatique. Ceci rend également difficile sa prévention. La meilleure manière de mieux traiter cette affection est pourtant de le détecter très tôt. Pour cela, lors de vos visites chez votre médecin, demandez qu’il vous fasse la Biopsie liquide : déceler le cancer plus tôt, notamment des analyses sanguines et urinaires. S’il arrive que votre sang et votre urine contiennent un taux de calcium, de chaines légères, de lactate déshydrogène, de protéines… supérieur à la normale, vous devez démarrer un traitement du myélome.

Parmi les types de traitements existants, on distingue la chimiothérapie, la transplantation cellulaire, la radiothérapie, la médication

La chimiothérapie consiste à faire prendre au patient des médicaments anticancéreux, le myélome étant lui-même une forme de cancer. Ce traitement est très efficace, car les médicaments une fois dans l’organisme s’attaquent aux cellules anormales et les anéantissent. Toutefois, pour ne pas provoquer des effets secondaires néfastes, ce type de traitement doit être suivi par un médecin spécialiste.

La transplantation cellulaire est liée à la chimiothérapie. En pratique, ces deux types de traitements sont combinés pour donner une guérison parfaite au malade du myélome : en prenant les médicaments, celui-ci accélère la destruction des cellules myélomateuses présentes dans l’organisme. Ensuite, les médecins lui prélèvent une cellule souche, celle-ci va remplacer les cellules mortes dans son corps. Ce procédé se fait par transfusion et les cellules utilisées peuvent également provenir d’un donneur.

Quant à la médication, c’est un type de traitement qui consiste à consommer ou à se faire injecter des médicaments, notamment les bisphosphonates ou les agents simulateurs ou encore de l’érythropoïèse.

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