La Neutropénie : causes, symptômes et méthodes de traitement

Dans le sang, certaines cellules se chargent d’assurer la défense et la protection du corps humain contre les différentes attaques des agents pathogènes. Ce sont les globules blancs, répartis en trois catégories à savoir : les lymphocytes, les polynucléaires et les macrophages, chacun assurant une fonction bien déterminée. Parmi eux, les polynucléaires neutrophiles, produits par la moelle osseuse doivent être présents dans une certaine proportion pour assurer leur fonction antibactérienne.

Les neutrophiles représentent entre 45 et 75 % du nombre de globules blancs dans le sang. Lorsque leur taux est inférieur à la moyenne, on parle alors de neutropénie, une affection sanguine qui touche entre 1 et 5 % de la population. Sa survenue peut compromettre considérablement les capacités de défenses de l’organisme contre les infections bactériennes aiguës.

Neutropénie : clarification essentielle

Caractérisée par un taux anormalement faible de neutrophile dans le sang, la neutropénie est un trouble hématologie qui porte atteinte au système immunitaire de l’organisme. À noter que les neutrophiles sont des types de leucocytes capables de se déplacer en cas d’infection vers les sources, puisque doués de phagocytose. La survenue de la neutropénie augmente le risque d’infection mortelle qui est d’autant plus élevé que le déficit en globules est important.

Elle peut être héréditaire ou acquise et jouit de degrés de sévérité très divers. En effet, la limite inférieure admise pour le taux de neutrophile dans le sang est d’environ 1 500 cellules par microlitre de sang, soit 1,5. 109 cellules/litre de sang. Trois degrés de sévérité sont distingués :

  • la neutropénie légère, caractérisée par un taux de 1 à 1,5. 109/litre ;
  • la neutropénie modérée, caractérisée par un taux de 0,5 à 109/litre ;
  • la neutropénie sévère, caractérisée par un taux très faible et inférieur à 0,5. 109/litre.

Les dernières découvertes font état d’un cas plus critique appelé agranulocytose et caractérisé par un taux relativement plus bas et inférieur à 0,2. 109/litre. Ces différents niveaux de gravité du mal sont de nature à entacher les pronostics vitaux corps.

Pour comprendre l’ampleur du mal, il faut savoir que pour une neutropénie sévère, même les bactéries souvent inoffensives de la bouche peuvent provoquer des infections. Les cas les plus bénins sont dus à une carence en vitamine B12 ou B9, qu’il est possible de compléter par les produits de Pharmashopi.

Neutropénie : les causes fréquentes

La neutropénie peut être due à des causes multiples, dont les plus fréquentes sont regroupées en deux postulats essentiels. Selon le premier, l’utilisation et la destruction des neutrophiles s’effectuent de façon plus rapide que le niveau de production de nouveaux neutrophiles par la moelle osseuse. Le second quant à lui soutient que la reproduction des neutrophiles au niveau de la moelle osseuse est réduite.

Utilisation ou destruction à vitesse accélérée des neutrophiles

Dans certains cas, de nombreux troubles sont à l’origine de l’utilisation et de la destruction rapide des neutrophiles. Au nombre de ces troubles se trouvent certaines infections bactériennes de même que des troubles allergiques. Par ailleurs, il peut s’agir de troubles liés à certains traitements médicamenteux à l’instar de ceux utilisés dans le traitement de l’hyperthyroïdie.

Selon les études, les patients développant des maladies auto-immunes stimulent la fabrication d’anticorps à la base de la destruction des neutrophiles, créant ainsi une neutropénie. De même, l’hypertrophie de la rate s’avère une cause fréquente de la réduction du nombre de neutrophiles dans le sang. Pour cause, la rate hypertrophiée séquestre et détruit plusieurs de ces globules.

Réduction du niveau de production des neutrophiles par la moelle osseuse

Le niveau de production des polynucléaires neutrophiles par la moelle osseuse peut dans certains cas être réduit. Cette réduction peut s’expliquer par un cancer, des infections virales comme les états grippaux, des infections bactériennes poussées telles que la tuberculose. Certains patients frappés de myélofibrose ou de carence en acide folique présentent un déficit de production de neutrophiles.

Il convient tout aussi de noter que lorsque la moelle osseuse a été par le passé irradiée pour un traitement de radiothérapie, le risque de survenu de neutropénie est décuplé.

Les capacités de production de granulocytes par moelle osseuse peuvent aussi être altérées pour les utilisateurs de certains médicaments. Il s’agit de la phénothiazine, des sulfamides de même que les traitements apposés pour traiter le cancer. Dans certains cas, les substances toxiques de la tranche des insecticides et du benzène peuvent constituer des sources d’altération du processus de production de neutrophile.

Le niveau de production des neutrophiles peut être sévèrement altéré par la survenue de l’anémie aplasique. Cette dernière est caractérisée par un arrêt systématique de la production de toutes les cellules du sang par la moelle. Il est toutefois possible de constater une baisse du taux de granulocytes en liaison avec certaines affections héréditaires rares.

Parmi les différentes manifestations, vous trouverez la neutropénie cyclique. Elle se manifeste par une augmentation et une diminution de façon régulière du nombre de polynucléaires neutrophiles dans le sang sur plusieurs semaines. Pour la neutropénie bénigne et chronique, les infections sont rares bien que le nombre de neutrophiles soit faible. En effet, le niveau de production autorisé par la moelle de ces patients suffit pour riposter contre les attaques pathogènes.

Les formes les plus sévères de neutropénie sont celles qui sont congénitales. Elles sont essentiellement caractérisées par des troubles dus à des baisses de taux de neutrophile. Ces derniers n’étant pas arrivés à maturité, le sujet développera très vite des infections graves pour lesquels les antibiotiques proposés sur ce site internet seront très efficaces.

Certains symptômes permettent d’identifier la neutropénie dans l’organisme humain.

Neutropénie : les symptômes pour une identification simple et facile du mal

Généralement, la neutropénie se développe sur quelques heures ou jours en réponse à une infection ou à des expositions nocives. Elle peut toutefois s’installer progressivement. La particularité avec cette maladie du sang est qu’elle ne provoque pas l’apparition de symptômes spécifiques. Ainsi, elle n’est souvent diagnostiquée qu’après la survenue d’une infection.

Selon les cas, le sujet peut présenter de la fièvre et des ulcérations douloureuses autour de la bouche qui peuvent s’étendre à la région périanale. Le plus souvent, la neutropénie s’accompagne d’une pneumonie bactérienne ou d’autres infections sévères.

À moins que le taux de neutrophile ne soit extrêmement faible, même une neutropénie chronique ne montrera que très peu de symptômes. Par contre, la neutropénie d’origine médicamenteuse se manifeste très rapidement par une éruption cutanée, un gonflement des ganglions lymphatiques et un excès de fièvre. La découverte d’une augmentation et d’une diminution conjointe du taux de globule blanc dans le sang permet de déceler la présence d’une neutropénie cyclique.

Il peut généralement s’en suivre des infections aux staphylocoques, streptocoques, entérocoques, etc. Les patients atteints de neutropénie se plaignent aussi de frisson, de troubles dentaires, de diarrhées et de saignement des gencives. Dans certains cas, une insuffisance du taux de polynucléaire neutrophile peut s’accompagner de quelques signes d’organomégalie, notamment d’hépatomégalie et de splénomégalie.

Neutropénie : poser le bon diagnostic

La multiplicité des symptômes de la neutropénie explique aisément la difficulté de la pose du diagnostic. Toutefois, cette dernière peut être facilitée par la réalisation d’une numération de la formule sanguine et d’un examen de la moelle osseuse. Pour poser un bon diagnostic, les médecins déterminent dans un premier temps les causes possibles de l’anomalie puis les traces de possibles infections. Cette étape permettra de réaliser un traitement efficace.

Neutropénie : les méthodes de traitement

Le traitement apposé à une neutropénie est de nature à régler les infections découvertes tout en prévoyant des médicaments susceptibles de stimuler la production de neutrophile. Dans la démarche du traitement, le plus important revient d’abord à neutraliser l’infection avant toute action complémentaire.

La priorité accordée au traitement de l’infection s’explique par le fait qu’elle peut très vite s’aggraver et devenir mortelle, vu que les globules défenseurs sont défaillants. Même si aucune infection n’est spécifiquement identifiée par le médecin, il est impératif de la supposer et d’y apposer des antibiotiques efficaces. L’objectif devra être de combattre les agents bactériens les plus fréquents. Pour être efficace, le traitement de la neutropénie doit tenir compte de son niveau de gravité ainsi que de sa cause.

Il est impératif de stopper la prise de tous médicaments susceptibles d’augmenter le risque de neutropénie. L’exposition aux substances toxiques doit être éliminée au plus tôt. Généralement, la moelle osseuse récupère bien sans traitement particulier, surtout dans le cas d’une neutropénie légère ou modérée qui accompagne certaines infections virales. Cette maladie du sang est dans ce cas transitoire et devrait passer dès que le traitement de l’infection serait achevé.

Les cas de neutropénies sévères doivent être expressément conduits à l’hôpital pour un suivi optimal et un recours immédiat aux puissants antibiotiques nécessaires. La survenue de la fièvre est un signe clinique à ne pas négliger. Une fois le traitement de l’infection effectué, il sera possible de stimuler la production de globules blancs par la moelle osseuse. Il s’agira d’administrer par injection en IVD ou en sous-cutanée, des facteurs de croissance encore appelés facteurs de stimulation des colonies.

Lorsque la neutropénie est entraînée par un trouble auto-immun, le traitement pourrait employer des corticoïdes. En cas d’anémie aplasique, il est impératif de recourir à un traitement immunosuppresseur tel que la globuline antithymocyte à administrer dans une veine. Toute maladie sous-jacinthe devra être au préalable traitée et pourrait aider à résoudre le problème de neutropénie.

Bien qu’il soit possible de faire une greffe de moelle osseuse, il est recommandé de n’y avoir recours qu’en cas d’extrêmes nécessités. Elle n’est préconisée que pour des cas de leucémies ou d’anémie aplasique.

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