Globule rouge : En manque ou trop élevé, que faire ?

Les globules rouges, communément appelés hématies ou érythrocytes, sont des cellules contenues dans le sang. Grâce au pigment qu’il contient, c’est-à-dire l’hémoglobine, il assure le transport de l’oxygène dans toutes les cellules de l’organisme humain. À un taux règlementé dans le sang (4.5-5.5 millions/mm3), les globules rouges contribuent au renforcement du système immunitaire de l’organisme. Par contre, lorsqu’ils sont en trop forte ou en très faible quantité dans le sang, ils provoquent d’énormes dysfonctionnements de l’organisme. Quels sont alors les causes et les symptômes de ces dysfonctionnements ? Comment recourir à un traitement ? Nous vous dirons tout dans cet article.

La Polyglobulie : une quantité trop élevée d’hématies dans le sang

La polyglobulie est un trouble qui survient suite à une augmentation au-delà de la normale de la concentration de globules rouges dans le sang. L’augmentation anormale de ces globules rouges provoque par conséquent une augmentation du taux d’hémoglobine dans le sang. Ces petits pigments constituent des points de fixation de l’oxygène et les globules rouges en contiennent des millions. La polyglobulie se caractérise essentiellement par une surproduction des cellules sanguines en général, et plus particulièrement des hématies.

Principales causes

Encore appelée maladie de Vaquez, la polyglobulie est principalement causée par des mutations d’un gène appelé Janus Kinase 2 (JAK 2). Ce gène lors de sa mutation code une protéine qui stimule la surproduction de globules rouges. Ainsi donc, les personnes souffrant de cette maladie portent en elles le gène muté qui provoque la production de cellules sanguines au-delà de la normale. En effet, il faut noter que les globules rouges sont habituellement fabriqués dans la moelle osseuse. Cette moelle osseuse peut subir un dysfonctionnement suite à une perturbation relative à la présence d’une myélofibrose.

Néanmoins, la principale cause reste et demeure la mutation génétique qui survient chez plus de 95 % des personnes souffrant de cette maladie.

Symptômes

Au début de la maladie, les symptômes sont presque invisibles. Cependant, quelques symptômes apparaissent au bout de quelques années. On note essentiellement comme symptômes des céphalées fréquentes, une fatigue générale, une faiblesse apparente, des sensations de vertige, une forte migraine, une respiration saccadée, des essoufflements, des transpirations nocturnes, de fréquentes démangeaisons après un bain, etc.

Au-delà des symptômes précités, on peut aussi souligner des migraines oculaires qui se manifestent par un trouble de la vision. On note aussi des saignements abondants. En effet, la polyglobulie se caractérise par une abondance de sang visqueux qui circule difficilement au niveau des parois des vaisseaux sanguins. Cela peut entrainer un changement de la couleur de la peau qui vire au rouge. Cette rougeur transparait surtout au niveau du visage provoquant des sensations de brûlure surtout lorsque vous finissez de prendre votre bain.

En réalité, la production accrue de globules rouges transforme le sang en un liquide épais et visqueux. Cet aspect du sang obtenu favorise la formation de caillot sanguin. Lorsque ces caillots se forment, ils peuvent se retrouver dans n’importe quels vaisseaux sanguins du corps. On peut retrouver ces caillots dans les vaisseaux des articulations des bras, des jambes, du cou, etc. Cela peut provoquer de vives douleurs au niveau de ces articulations en l’occurrence des thromboses. Ces caillots peuvent aussi bloquer la circulation du sang au niveau du cœur pouvant provoquer ainsi une crise cardiaque.

Il est fréquent d’observer aussi chez certaines personnes souffrant de polyglobulie, une carence en fer. On peut également observer chez ces mêmes personnes une augmentation du volume du foie et même de la rate. Cela s’explique par le fait que ces deux organes commencent eux aussi par fabriquer en quantité anormale les globules rouges. Ces organes à force de produire abondamment finissent par augmenter de volume, provoquant ainsi par moment des sensations de ballonnement et de constipation. Une production trop poussée peut à la longue entrainer la destruction d’une partie de ces organes si précieux.

Diagnostic 

Afin de détecter au plutôt cette maladie, il est important de faire un diagnostic précoce. Deux principales méthodes de diagnostic sont souvent utilisées. Il s’agit de l’analyse de sang et des tests génétiques. En effet, la polyglobulie peut être détectée précocement même en absence de symptômes apparents. Lorsque ce diagnostic est réalisé, on peut constater non seulement un taux anormalement élevé de globules rouges, mais aussi d’hémoglobine, de plaquettes sanguines et même de globules blancs. Il peut même arriver que dans des cas extrêmement rares, la polyglobulie bascule vers la leucémie.

Lorsque les résultats du diagnostic effectué au laboratoire affichent un taux élevé de globules rouges dans le sang, il est important pour les médecins de vérifier si ce taux élevé est juste relié à une polyglobulie essentielle ou plutôt à une polyglobulie engendrée par d’autres maladies (cancer, insuffisance rénale, SIDA, etc.). C’est pour cette raison que les médecins doivent effectuer d’autres analyses plus approfondies pour dissiper ce doute.

Les médecins peuvent par ailleurs procéder à une analyse du taux d’érythropoïétine afin de déterminer si ces derniers se retrouvent en quantité élevée ou pas. D’autres analyses sont aussi effectuées afin de rechercher les éventuelles mutations génétiques de JAK2.  

Traitement

Des méthodes de traitement existent pour atténuer les effets de la polyglobulie. On peut procéder à un prélèvement régulier de sang pour réduire la quantité de globules rouges. On peut aussi administrer au malade des médicaments spécifiques afin d’atténuer les complications en réduisant la production de plaquettes sanguines. Avec un traitement approprié, une personne souffrant de polyglobulie peut vivre encore de très nombreuses années tout en présentant des symptômes plus ou moins bénins.

Il est important de notifier que le traitement ne guérit pas définitivement la polyglobulie, mais ralentit son évolution et atténue ses complications. Il empêche par exemple la formation régulière de caillots de sang.

Parmi les autres méthodes de traitement figure la greffe de la moelle osseuse. En réalité ce traitement est le seul susceptible de guérir définitivement le patient. Cependant, la greffe de moelle osseuse intervient dans les cas avancés où la moelle osseuse est perturbée par la présence d’une Myélofibrose.

L’anémie : une quantité trop faible de globules rouges dans le sang

L’anémie est une anomalie qui se caractérise par un taux anormalement bas de globules rouges dans le sang. Cette baisse de la quantité de globules rouges dans le sang entraine aussi une baisse du taux d’hémoglobines. Sont susceptibles de souffrir d’anémie, les personnes présentant :

  • un taux d’hémoglobine inférieur à 14 g/L ;
  • un nombre de globules rouges inférieur à 4,5 millions par microlite ;
  • un taux d’hématocrite inférieur à 40 %.

Les principales causes

L’anémie peut survenir suite à de nombreuses causes. Parmi ces causes on peut citer :

  • les pertes sanguines. Elles sont principalement causées par les ulcères gastriques, l’hémophilie, les hémorroïdes, et les ankylostomes ;
  • une production insuffisante de globules rouges purs liée une diminution de la production ;
  • la destruction rapide des globules rouges du sang.

L’anémie peut survenir chez une personne souffrant d’un cancer. En effet, la plupart des personnes souffrant de cancer sont anémiées. L’anémie peut être aussi causée par l’apparition d’une tumeur de la moelle osseuse. On observe aussi l’anémie chez des personnes développant des troubles rénaux graves. L’une ou la combinaison de toutes ces causes peuvent provoquer l’anémie chez une personne.

Les symptômes et manifestations de l’anémie

La manifestation des symptômes de l’anémie dépend du type d’anémie et de son degré d’évolution. D’une façon générale, des symptômes généraux apparaissent chez une personne souffrant d’anémie, quelle que soit sa nature :

  • un essoufflement lors de certains efforts ;
  • une accélération anormale du rythme cardiaque ;
  • une pâleur de la peau et une apparition de muqueuses ;
  • des céphalées fréquentes et des difficultés de concentration ;
  • des sensations fréquentes de vertige ;
  • des troubles auditifs ;
  • une baisse de la libido.

Pour des stades avancés de la maladie, on peut observer chez le malade une perte progressive de l’appétit ainsi que de fréquents vomissements. Chez les femmes atteintes d’anémie, elles peuvent voir leurs menstrues s’arrêter. L’homme peut quant à lui développer une impuissance sexuelle.

Pour des personnes atteintes de cancer chronique, les symptômes de l’anémie se manifestent de façon plus corsée avec de fréquentes fatigues. Ces personnes sont de plus en plus essoufflées et se sentent de moins en moins capables de produire des activités physiques.

Diagnostic

Pour diagnostiquer une anémie chez une personne, il est important de faire appel à un médecin. Ce dernier viendra prélever un échantillon de sang qu’il fera analyser au laboratoire. L’analyse de laboratoire prendra en compte les mesures du taux d’hémoglobine, dans un litre de sang. Le nombre de globules blancs sera aussi calculé ainsi que la quantité de plaquettes sanguines. Plusieurs autres éléments pourront être mesurés en fonction des besoins et des résultats à obtenir. On peut également déterminer la taille et la forme précise des globules rouges.

Une fois les résultats disponibles, ces derniers peuvent situer le médecin sur plusieurs indications comme la quantité exacte de globules rouges présentes dans le sang, leurs tailles et leurs formes. Avec ces différentes informations, le médecin peut aisément identifier le type d’anémie dont souffre le patient et pourra ainsi prescrire le type de traitement adapté.

Traitements et prévention

Le choix du traitement de l’anémie est fonction de la nature de la maladie qui la provoque. Lorsque vous souffrez par exemple d’hémorragies sévères, votre mal peut être traité avec une transfusion sanguine. Si vous souffrez plutôt d’une anémie falciforme, une transfusion sanguine fréquente vous sera recommandée. Lorsqu’il s’agit d’une anémie ferriprive, le traitement indiqué est l’administration d’un complément de fer.

En effet, il existe des constituants naturels qui facilitent la production de globules rouges dans le sang. Au nombre de ces constituants, on peut citer l’acide folique, la vitamine C et la vitamine B12. Lorsque l’une de ces vitamines arrive à manquer dans le sang, cela entraine systématiquement une exposition à la maladie.

Lorsque l’anémie survient suite à une diminution de la production de globules rouges dans le sang, comme c’est souvent le cas lors d’une insuffisance rénale ou d’un cancer, on peut prescrire un traitement à base d’érythropoïétine pour stimuler la production par la moelle osseuse de globules rouges.

Il faut noter qu’on peut stimuler la production de globules rouges en consommant régulièrement certains aliments. Si vous recherchez des aliments riches en vitamines B12, optez pour la consommation du poisson et de la viande de bœuf. Ces deux aliments sont très riches en vitamine B 12. Les épinards, les oranges et les pois verts sont quant à eux riches en acide folique. Consommer régulièrement ces aliments associés à une bonne activité physique peut vous éviter de souffrir d’anémie.

Pensez aussi à consommer des aliments riches en fer, ce qui aide également à prévenir l’anémie. Il existe de nombreux aliments qui sont riches en fer. On peut citer entre autres : le foie de veau, la viande rouge, les escargots, le soja, les lentilles, le haricot blanc, les huitres, etc. En pratiquant un régime alimentaire équilibré, vous pouvez adopter des méthodes préventives contre l’anémie. 

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