Donner son sang lorsqu’on souffre d’hémochromatose : sous quelles conditions ?

La Croix-Rouge accepte désormais le sang des personnes atteintes de cette maladie due à un trouble du métabolisme du fer. Le don doit s’effectuer sous certaines modalités médicales. Que prévoient ces conditions ?

Se trouver sous traitement

L’hémochromatose représente une maladie qui se manifeste par une absorption excessive du fer par le corps. Elle s’explique par l’altération d’un ou de plusieurs gènes. Elle peut prendre différentes formes en fonction des mutations génétiques. Les symptômes et la gravité de l’affection peuvent donc varier d’un patient à un autre. L’hémochromatose héréditaire HFE demeure le cas le plus courant. Pour pouvoir donner leur sang, les personnes touchées par cette maladie doivent se trouver sous traitement. Cela implique la présentation de l’attestation du médecin lors du premier prélèvement. Cela constitue une bonne nouvelle aussi bien pour les patients que pour la Croix-Rouge.

En effet, la prise en charge de cette pathologie s’effectue par des saignées. Le professionnel de santé définit la quantité de sang à récupérer. Cela varie en fonction de la gravité de la maladie ainsi que du poids, de la taille et de l’âge du patient. Cela permet de contrôler la teneur en fer fer dans l’organisme. La fréquence des phlébotomies dépend de la surcharge en fer. Elle peut s’effectuer mensuellement ou trimestriellement dès que le taux sanguin de ferritine passe en dessous de 50 µg/L. Le prélèvement s’effectue exactement dans les mêmes conditions que celui d’un don de sang. Auparavant, les médecins détruisaient le précieux liquide. Désormais, les personnes atteintes d’hémochromatose peuvent décider de faire don de leurs saignées à la Croix-Rouge. Elles doivent présenter une prescription médicale en cours de validité qui précise le volume à prélever. Pour savoir tout sur l’hémochromatose en matière de don-saignée, n’hésitez pas à consulter un blog de santé ou un médecin.

Les personnes atteintes d’hémochromatose peuvent désormais donner le sang issu de leurs saignées pour sauver des vies humaines.

Ne pas avoir subi des dommages irréversibles au niveau des organes

Cette maladie se manifeste souvent par une fatigue chronique accompagnée de douleurs articulaires. Elle entraîne aussi un brunissement et une atrophie de la peau ainsi qu’une raréfaction des cheveux et des poils pubiens. En cas de diagnostic tardif, les symptômes cliniques s’aggravent et provoquent d’autres complications. Cela peut affecter certains organes vitaux de manière irréversible. Dans ce cas, les personnes atteintes d’hémochromatose ne peuvent pas donner leur sang à la Croix-Rouge. Cette restriction s’applique dans les situations ci-dessous.

  • Les patients avec un foie détérioré ne peuvent pas réaliser des dons-saignées. En effet, un trouble aggravé de métabolisme de fer peut provoquer une augmentation du foie. Cela entraîne des douleurs abdominales et affecte la fonction hépatique. Les complications peuvent générer une cirrhose susceptible d’aboutir à un carcinome hépatocellulaire.
  • Une hémochromatose sévère s’accompagne souvent d’un diabète dit « bronzé » en raison du brunissement de la peau. Cette maladie peut aussi porter atteinte aux glandes endocrines. Cela se traduit par une diminution des hormones correspondantes. Parfois, les complications entrainent des dysfonctionnements au niveau des testicules. Cela peut générer un problème d’impuissance.
  • Dans de rares cas, l’hémochromatose touche l’hypophyse. Cela affecte la sécrétion des glandes et la production des hormones.
  • Cette maladie peut également provoquer une augmentation du volume du cœur. Cela s’accompagne d’une insuffisance cardiaque. Le patient ressent alors des sensations d’essoufflements, des palpitations et de la froideur aux extrémités. Son teint peut aussi devenir bleuâtre en raison d’un manque d’oxygénation des tissus.
  • Les patients concernés par ces complications continuent de subir les saignées normalement. Aucun régime alimentaire ne peut provoquer un effet anti-oxydant comparable à celui des phlébotomies. Le médecin les associe à des prises en charge spécifiques pour le traitement de la cirrhose, de l’insuffisance cardiaque, du cancer du foie ou du diabète.
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