Analyse de sang : comment la lire ?

La prise de sang est une opération importante lorsque l’on entre dans un hôpital pour une consultation. Le médecin réalise une ordonnance et demande à l’infirmier de l’aider à la bonne réalisation de l’opération. Une fois que la prise de sang est terminée, le liquide est envoyé au laboratoire pour analyse ou test. À la fin, l’on doit vous fournir un résultat. Ce n’est pas toujours aisé de lire entre les lignes, de comprendre les termes médicaux, de déceler les problèmes. Il faut alors savoir comment lire ses analyses afin de ne pas dépendre de l’avis d’un expert. Pour apprendre à le faire seul selon le cas, poursuivez la lecture.

L’hématologie

Le test le plus populaire concernant le sang demeure l’hématologie. Elle est basée sur la connaissance de l’état des globules rouges encore appelé hématies. Ces cellules sans noyau présentes dans le sang font partie intégrante de sa constitution. Lorsqu’elles viennent à manquer ou exister plus qu’il ne faut, l’on peut s’attendre à ce que ce soit la conséquence d’une maladie. Il faut faire plus attention à partir de cet instant.

Les hématies constituent globalement 44 % de la composition du sang humain. On en retrouve entre 4, 6 et 6, 2 millions dans le sang de l’homme et 4, 2 et 5, 4 millions chez la femme. Ces éléments chargés d’approvisionner les organes du corps humain en oxygène et d’apporter le dioxyde de carbone aux poumons pour expulsion lors de l’expiration sont donc primordiaux. Une fois que l’on n’en a pas la quantité adéquate, on peut craindre le pire.

Il y a deux différents schémas. Il peut y en avoir en dessous de la barre standard ou au-delà. Il faut alors associer cela à l’une des maladies suivantes.

Manque d’hématies

Le manque d’hématies est à la source d’une maladie grave : l’anémie. Cela résulte souvent d’un manque criard. C’est parfois la conséquence d’une hémorragie, d’un problème de multiplication avéré des globules rouges ou d’une malformation des cellules. La production des hématies est sujette à la constitution du régime alimentaire, à des problèmes héréditaires ou à une maladie détruisant le système immunitaire. Dans tous les cas de figure, l’on aboutit à une anémie qui peut se révéler mortelle.

Pour contrer ce mal, l’on demande au patient de se renforcer en consommant des aliments riches en fer, en vitamine B12 ou en folates. Au cas où ce serait sévère, une transfusion sanguine s’imposera.

Surplus d’hématies

Lorsqu’il y a un trop-plein d’hématies dans le sang, cela déteint sur la santé de l’individu. L’on évoque alors la polyglobulie. Elle annonce deux maladies très connues : la maladie de Vaquez et l’hypoxie.

La maladie de Vaquez s’attaque principalement aux cellules-souches. Chaque code est prédéfini dans le corps humain. Mais lorsque les souches sont touchées, s’en suit alors la multiplication de mauvaises cellules. C’est ce qui provoque la maladie de Vaquez. Cela peut se soigner si le malade est diagnostiqué à temps.

Lorsque l’on est atteint d’hypoxie, on peut s’évanouir à tout moment ; l’on a le vertige, les maux de tête et autres. Il s’agit d’une conséquence de l’étouffement vestimentaire, de sport à haute altitude, de pneumopathie ou de problèmes héréditaires. Parfois, la consommation d’alcool et de tabac peut créer le même effet. Il convient d’adopter une hygiène saine si l’on a envie d’éviter ce genre de complication.

L’hématocrite

Ce test est réalisé pour déceler les problèmes liés aux globules rouges en général, à l’hémoglobine en particulier. En réalité, les globules rouges doivent leur couleur rouge à une seule protéine : l’hémoglobine. Lorsque cette dernière connait des dysfonctionnements spécifiques, cela a des répercussions sur l’organisme humain. Cela est dû aux différentes fonctions assurées par cette protéine. Elle se charge du transport de l’oxygène et veille à la coloration rouge du sang.

Ici, l’on évalue la partie du sang prise en otage par les hémoglobines. Il ne s’agit pas du taux de globules rouges dans le sang entier, mais du taux de globules rouges dans une certaine portion de sang. Chez l’homme, il faut entre 13, 4 et 17, 5 gr/l et chez la femme 12, 5 et 15, 5 gr/l.

C’est le manque qui engendre les complications. Elles ne surviennent que chez la femme enceinte et son bébé. Dans les autres cas de figure, ce test seul ne suffirait pas pour confirmer le manque. Les médecins recommandent à ce qu’il y ait des analyses complémentaires.

Les leucocytes

« Leucocytes » sont l’autre dénomination des globules blancs. Ce sont les gardiens de l’organisme humain. Ils interviennent lors des attaques. Leur efficacité est sans nulle autre pareille. Aidés par d’autres éléments du sang fournis par le plasma, les leucocytes s’assurent du bon état de tous les organes humains en générale et du sang en particulier.

Ils occupent normalement avec les plaquettes 1 % du sang. Mais, instinctivement en cas d’attaque, ils se multiplient. La multiplication est faite en considération de la qualité de l’attaque.

Les problèmes surviennent lorsqu’il y en a peu ou trop. Au cas où les leucocytes seraient en nombre exponentiel, c’est que l’attaque est toujours en cours. On est face à une inflammation. Le corps est toujours en train de réagir. Cette réaction vive explique la multiplication démesurée des globules blancs. Ce peut aussi être synonyme de leucémie.

Lorsque l’on en remarque une faible quantité, les parasites ont pris le dessus sur les globules blancs. Cela suppose que les virus, les parasites les auraient exterminés. Il est alors temps de s’inquiéter. Les médecins peuvent alors prescrire une ordonnance pour contrer le mal.

Des fois, les leucocytes sont en faible quantité dans le sang en même temps que les globules rouges : cette situation doit inquiéter. Il conviendrait de s’assurer de ne pas avoir le SIDA ou des problèmes de moelle osseuse. Une fois, ces deux possibilités écartées, il faut vérifier l’action de causes plus bénignes comme des antibiotiques inadaptés, une irradiation toxique ou un manque de vitamine B12.

Les plaquettes

Les plaquettes sont les seules cellules sans noyau du sang humain intervenant dans la coagulation. Lorsque vous vous blessez, quelques secondes après, le sang arrête de gicler parce que les plaquettes ont bien joué leur rôle. C’est en cela qu’elles sont importantes, très importantes. Il demeure intéressant de connaitre la quantité de ces éléments permettant d’arrêter une hémorragie. Il y va de la bonne conservation du liquide précieux. En temps normal, l’on devrait en avoir entre 150 000 et 400 000 par m3 de sang. Dans les conditions anormales, l’on se retrouve avec une quantité inférieure ou supérieure.

Quantité inférieure

Une fois que l’on a remarqué que la quantité de plaquettes est en dessous de la moyenne, il faut se demander s’il s’agit :

  • d’une leucémie trop aigüe ;
  • des lymphomes ;
  • des métastases ;
  • de la myélofibrose.

Peu importe le problème, la situation est assez critique. Il faut craindre pour la vie de la personne. Cela sous-entend que l’hémorragie ne peut s’arrêter. Ce peut être une hémorragie interne comme une hémorragie externe. La plus dangereuse est invisible à l’œil. La vie de l’individu est alors en danger. Il conviendrait de la diriger vers les urgences.

Quantité supérieure

La quantité supérieure peut être le résultat d’une trop grande dépression ou d’un lourd stress. Ce sont les causes les plus légères. Au pire des cas, l’on se retrouverait avec des thromboses, un cancer, une maladie de la moelle osseuse ou une maladie inflammatoire. La situation est alors alarmante. Il vaut mieux recourir à la chirurgie ou à une transfusion de plaquettes.

Taux de cholestérol dans le sang

Suivant la constitution parfaite de l’organisme humain, chaque élément a un espace donné, un volume défini. Le cholestérol est une variante des composantes dans le sang. Il est primordial au bon fonctionnement du corps humain. Lorsque la dose dépasse, l’on souffre. Lorsqu’elle est inférieure, l’on a également mal.

Le cholestérol est relatif à la quantité de graisse qui circule dans le corps humain. Le rapport du taux de cholestérol global permet de savoir si l’on est plus enclin à tomber malade ou pas. Il doit en avoir en situation ordinaire 2 g par litre de sang. Une chose est sûre : il vaut mieux en avoir moins que plus.

Lors de la réalisation des tests, ce sont les transporteurs de graisse qui sont pris pour cibles. Ils permettent de déceler la quantité transportée et de faire un bilan général. On dénote parfois un manque, souvent un supplément.

Manque de cholestérol

Le manque de cholestérol dans le sang prouve juste que l’individu ne mange pas bien. Son alimentation en graisse est anodine. Cela peut parfois entrainer quelque trouble hormonal. Ce dernier est souvent difficile à identifier. Pour faire simple, lorsque le taux est moindre, les LDL créent des troubles allant de l’évanouissement à l’amaigrissement.

Surplus de cholestérol

Le surplus de cholestérol dans le sang est assez grave. C’est pour cela que l’on conseille aux personnes obèses de faire du sport. Cela leur permet d’en éliminer. Dans le cas d’un surplus, la conséquence globale pourrait être un problème cardio-vasculaire. Vous êtes donc plus enclin à avoir un accident cardio-vasculaire. Il serait préférable de fuir d’aussi atroces souffrances en multipliant quelque peu les exercices physiques.

Le volume globulaire moyen

Normalement entre 80 et 95 fl, le taux normal de VGM est un signe qui permet de détecter avec plus de certitude une anémie. C’est en fait le test qui permet de rendre compte des dimensions physiques des globules rouges. En réalisant cette analyse, le laborantin s’assure de la cause réelle de l’anémie du patient. Il peut alors lui fournir avec précision la substance qui manque dans son sang et entraine les conséquences remarquées.

En cas de petitesse de la taille, l’on est en face de la microcytose. Du fer devrait permettre de remonter la pente. Les nutritionnistes conseilleraient alors de focaliser son alimentation plus intimement sur les nutriments riches en fer. Ce type d’anémie sévit souvent au niveau des adolescents et se remarque par une perte de poids.

Lorsque les globules rouges sont de trop grande taille, il manque alors de la vitamine B12 et des folates. Ce sont les substances dont le manque entraine la macrocytose. Un peu de vitamine B9 ne ferait qu’aider au rétablissement de l’équilibre. Cette forme d’anémie est plus fréquente chez les alcooliques.

Antigène prostatique spécifique

La PSA est l’élément étudié durant une telle analyse. Cela a pour but de vérifier la progression du cancer de la prostate. Ce test se réalise lorsque l’on suit un patient atteint du cancer de la prostate placé sous traitement. On réussit ainsi à savoir où il en est et ce qu’il faut faire pour l’aider à aller mieux. Dans le meilleur des cas, il faut que la quantité d’antigène prostatique spécifique soit inférieure à 2, 5 µg/l.

Dans le cas de figure où le taux serait bien trop haut, il faut s’attendre à un cancer de la prostate en progression ou à des dérivés. Tout dépend de la gravité de la situation. Des examens complémentaires pourraient aider à avoir plus de précision et de certitude.

Il est à noter que la prostate ne se remarque pas seulement grâce à une étude du sang. L’analyse peut juste apporter quelques informations révélatrices. Il revient au médecin de prendre les initiatives pour savoir ce qu’il en est réellement. Une analyse finit par en induire une autre.

Les analyses consignées ici sont les plus prioritaires. Il faut toutefois vous référer à un professionnel lorsque vous avez affaire à des données qui n’apparaissent pas dans cet article. Vous pouvez poursuivre les recherches également.

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