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Pourquoi les rapports sexuels entre hommes sont une contre-indication au don de sang

L’Etablissement français du sang applique l'arrêté ministériel du 12 janvier 2009 fixant les critères de sélection des donneurs de sang. Ce texte de loi dispose actuellement que les hommes ayant eu ou ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes ne sont pas autorisés à donner leur sang, pour garantir la sécurité transfusionnelle.

La sélection des candidats au don.
La sécurité transfusionnelle repose sur trois étapes qui se complètent et garantissent le haut niveau de sécurité actuellement atteint en France :
- la sélection des candidats au don de sang ;
- les tests biologiques sur les dons ;
- et les procédés physico-chimiques.

Les procédés physico-chimiques ne sont pas applicables sur les produits sanguins cellulaires, c'est-à-dire les globules rouges et les plaquettes, qui représentent 90% des produits transfusés aux malades, chaque année, en France.

Les tests biologiques, sélectionnés parmi les plus performants, ne peuvent pas détecter une contamination récente. Il existe en effet une période dite "silencieuse" d'une dizaine de jours, entre le moment où la personne a été en contact avec un virus et le moment où le virus devient détectable. Pendant cette période, le virus est présent dans le sang, mais les tests restent négatifs. Or, par transfusion, le risque de contamination par le VIH est de 100% si le virus est présent dans le sang transfusé.

La sélection des candidats au don est donc nécessaire pour couvrir le risque lié à cette période silencieuse. Elle est réalisée lors de l’entretien médical, sur la base des contre-indications réglementaires définies dans l'arrêté ministériel, elles-mêmes définies sur la base de critères médicaux et épidémiologiques. Ces contre-indications doivent être analysées et appréciées au regard de la sécurité des malades qui reçoivent les produits sanguins issus des dons de sang. C’est pour cela que les informations communiquées par les candidats au don sont fondamentales. C’est pour cela aussi que le don bénévole et non rémunéré est une démarche qui favorise la sincérité des informations communiquées.   

Les données épidémiologiques. 
Concernant la contre-indication liée aux rapports sexuels entre hommes, les données épidémiologiques sont les suivantes : en 2010, en France, le nombre de cas de découverte de séropositivité VIH était de 6 pour 100 000 pour les hétérosexuels. Et de 758 pour 100 000 chez les homosexuels masculins (Données INVS). Le risque d'exposition au VIH était donc 200 fois plus élevé lors d'une relation sexuelle entre hommes que lors d'une relation hétérosexuelle ou d'une relation sexuelle entre femmes. Dans un contexte de don du sang, cela signifie que si le donneur est exposé à son insu en raison d'un risque pris par son (sa) partenaire sexuel(le), le risque de se situer dans la période silencieuse est 200 fois plus élevé si ce couple est homosexuel masculin. L'institut de veille sanitaire (INVS) a modélisé le risque que constituerait l'ouverture du don de sang aux hommes ayant un seul partenaire sexuel masculin dans les 12 derniers mois. Le risque résiduel de contamination transfusionnelle par le VIH pourrait alors être multiplié par 4. 
L’arrêté ministériel en vigueur du 12 janvier 2009 fixant les critères de sélection des donneurs de sang prévoit cependant la possibilité d'une révision annuelle en fonction de données épidémiologiques nouvelles. De nouveaux textes européens sont en cours d'élaboration afin de compléter la directive de 2004 et de préciser les précautions à adopter par les Etats-membres de l'Union Européenne sur ces questions.

Epidémiologie et contre-indications
De nombreuses autres contre-indications au don relèvent du même raisonnement épidémiologique. Ainsi, un séjour de plus d'un an cumulé au Royaume-Uni entre 1980 et 1996 est une contre-indication permanente au don du sang. Cette mesure vise à prévenir la transmission du variant de la maladie de Creutzfeldt Jakob. Pour les mêmes raisons, les personnes ayant séjourné plus de six mois en France ne peuvent pas donner leur sang en Amérique du Nord. On pourrait également citer la contre-indication permanente liée à un antécédent transfusionnel, qui vise à prévenir tout risque de transmission d'un agent infectieux émergent, c'est à dire encore inconnu aujourd'hui. 

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